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E-réputation des avocats : faire retirer un contenu sans créer un manquement.

Votre difficulté n’est pas de savoir ce qui vous dessert : vous le savez. Elle est que la plupart des remèdes que le marché vous propose vous exposent davantage que le contenu d’origine — et que vous répondez, devant votre ordre, de ce que fait votre prestataire.

Parler à Antoine de Tournemire
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L’audit est offert · confidentiel · sans engagement
01Le contenu

Ce qui s’affiche sous votre nom et sous celui du cabinet, avis compris.

02Le manquement

Le risque disciplinaire créé par le remède lui-même. C’est le vrai piège.

03Le droit

Déréférencement, données personnelles, diffamation. Avec l’avocat que vous désignez si le dossier l’exige.

04Le confrère

Un litige entre avocats ne se traite pas comme une attaque anonyme.

05L’autorité

Occuper son propre nom par des écrits signés, ce que la déontologie permet.

Laudans est un cabinet de conseil en e-réputation. Ce n’est pas un cabinet d’avocats. Nous ne donnons aucune consultation juridique, nous ne rédigeons aucun acte et nous ne représentons personne devant une juridiction — la consultation juridique à titre habituel est une activité réglementée par la loi du 31 décembre 1971. Sur les dossiers qui l’exigent, nous travaillons avec l’avocat que vous désignez : il détient l’action, nous détenons l’exécution technique et éditoriale.

Le double risque

Le remède peut coûter plus cher que le mal

Quatre remèdes vous seront proposés, et les quatre sont des manquements possibles : faire écrire des avis, faire publier des articles élogieux non signalés, se comparer à un confrère nommé, acheter un rang dans un classement.

Un avis rédigé par un prestataire est une allégation trompeuse au sens du droit de la consommation, et une atteinte à la fraternité si la comparaison est explicite. Le barreau de Paris a d’ailleurs tranché la question par la négative avant même qu’elle se pose : dans son vade-mecum sur la communication numérique, il écrit qu’« il n’est pas recommandé à l’avocat d’intégrer ou de se prévaloir de ce type d’informations », pour trois raisons qui n’ont rien de théoriques : la modération sélective des avis défavorables est une déloyauté, l’identification du client est une atteinte au secret, et vous répondez des commentaires publiés chez vous.

Le risque n’est plus le contenu initial. C’est la trace du remède.

C’est pourquoi la première question d’un entretien n’est pas ce qu’il faut faire disparaître, mais ce que votre ordre, votre conseil ou votre chambre autorise — et ce qui, dans ce périmètre, reste techniquement atteignable.

Ce que personne ne vous dit

Votre nom est dans les décisions publiées, et il y reste

C’est le sujet le plus lourd de la décennie pour un avocat de contentieux, et il n’est traité sur aucune page d’agence.

L’ouverture des décisions de justice au public est en cours de déploiement. La Cour de cassation et le Conseil d’État depuis 2021, les juridictions civiles de 2022 à 2024, les juridictions commerciales en 2025, les conseils de prud’hommes en octobre 2026, la matière pénale en 2027 et 2028. À terme, l’essentiel de ce que vous plaidez sera public, indexable, et lu par les moteurs comme par les IA.

Or l’article L. 111-13 du code de l’organisation judiciaire dispose que « les nom et prénoms des personnes physiques mentionnées dans la décision, lorsqu’elles sont parties ou tiers, sont occultés préalablement à la mise à la disposition du public ». Les magistrats et les greffiers bénéficient d’une occultation conditionnelle et d’une interdiction de réutilisation visant à « évaluer, analyser, comparer ou prédire leurs pratiques professionnelles ». Les avocats ne figurent pas dans le texte. Votre client est anonymisé ; vous ne l’êtes pas.

Ce n’est pas un oubli qu’on est en train de corriger : c’est un arbitrage qui vient d’être rendu contre vous. Le rapport sur l’évolution de l’open data des décisions de justice de juillet 2025 recommandait d’étendre l’occultation aux noms des avocats, position que le Conseil national des barreaux soutenait à titre subsidiaire — les organisations syndicales d’avocats, elles, s’y étaient déclarées défavorables. Un amendement en ce sens a été déposé le 5 juin 2026 ; il est tombé le 10. L’article qui le portait a été supprimé en commission mixte paritaire le 8 juillet, et la loi a été adoptée sans lui.

La conséquence pratique, pour un avocat dont le nom est associé à des affaires sensibles : chaque décision où vous figurez comme conseil devient une page publique qui soude durablement votre nom à celui de votre client et à l’objet du litige. Un moteur ne fait pas la différence entre défendre et être. Une IA non plus.

Ce qui reste ouvert : une demande d’occultation complémentaire existe et se présente devant un magistrat, sur le fondement d’une atteinte à la sécurité ou à la vie privée ; les voies de la protection des données restent utilisables sur les reprises et les agrégateurs, souvent plus accessibles que sur la source ; et le travail d’occultation et de déréférencement d’une décision obéit à des règles que nous connaissons pour les pratiquer sur des dossiers de dirigeants.

E-réputation avocat : le calendrier de l'ouverture des décisions de justice, où les parties sont occultées et l'avocat ne l'est pas
Les parties sont occultées, l’avocat ne l’est pas. Le calendrier court jusqu’en 2028.

Le cadre exact

Ce que votre déontologie interdit, et ce qu’elle n’interdit pas

Vous connaissez vos règles mieux que nous. Ce que nous apportons, c’est leur intersection avec ce que les plateformes acceptent réellement — et la précision sur des textes que beaucoup de prestataires citent encore dans une version abrogée.

Le décret du 12 juillet 2005 sur les règles de déontologie, que l’on trouve encore cité partout, a été abrogé par le décret du 30 juin 2023 portant code de déontologie des avocats. Son article 15 sur la publicité et la sollicitation personnalisée y a été repris : elles sont permises si elles procurent une information sincère, si leur mise en œuvre respecte les principes essentiels, et « elles excluent tout élément comparatif ou dénigrant ». Le vade-mecum du Conseil national des barreaux publié en octobre 2023 en donne la lecture officielle.

L’article 10 du Règlement intérieur national ne prohibe expressément que quatre choses : la publicité mensongère ou trompeuse, la mention comparative ou dénigrante, celle qui crée l’apparence d’une structure inexistante ou d’une qualification non reconnue, et la référence à des fonctions étrangères à la profession — y compris à des fonctions juridictionnelles.

Point qui compte, parce qu’il est presque toujours mal exposé : ni la mention des résultats obtenus, ni le témoignage de client, ni le taux de succès ne figurent dans cette liste. Ils ne sont pas pour autant permis — ils tombent sous le secret professionnel, sous les principes essentiels et sous une jurisprudence disciplinaire nourrie. La différence est loin d’être académique : elle change la manière de motiver une demande, et elle évite de renoncer à ce qui est permis en croyant appliquer un texte qui ne dit pas cela.

Sur le nom du client, le vade-mecum du CNB est sans nuance. À la question de savoir s’il est possible de mentionner le nom des clients avec leur accord, il répond non, en rappelant que le client n’a pas le pouvoir de lever le secret professionnel. C’est aussi la raison pour laquelle notre propre règle de confidentialité — aucun client cité, y compris dans une proposition adressée à quelqu’un d’autre — n’est pas une politesse commerciale : c’est la seule compatible avec la vôtre.

La règle qui devrait décider du choix

Vous répondez de votre prestataire

C’est la disposition que nous mettons en tête de toute proposition, parce qu’elle transforme le choix d’une agence en décision déontologique.

Le Règlement intérieur national énonce que l’avocat doit faire respecter le secret par les membres du personnel de son cabinet et par toute personne qui coopère avec lui dans son activité professionnelle, et il ajoute : « Il répond des violations du secret qui seraient ainsi commises. » Le secret, lui, est d’ordre public, général, absolu et illimité dans le temps.

Autrement dit : le manquement de votre prestataire est votre manquement. Une pièce transmise pour illustrer une demande de retrait, un nom de client apparaissant dans un échange avec une plateforme, une capture d’écran envoyée à un modérateur — chacun de ces gestes ordinaires du métier de l’e-réputation devient, sur votre dossier, un risque qui vous est imputé.

Ce que nous en tirons, et qui est vérifiable dès le premier entretien : le périmètre déontologique est établi et écrit avant toute action ; aucune pièce n’est transmise à un tiers sans que vous ayez arbitré ce qu’elle révèle ; les échanges se tiennent sur le canal que vous choisissez. Et une limite que nous préférons dire tôt : nos échanges avec vous ne sont pas couverts par votre secret professionnel du seul fait que vous êtes avocat. Selon le dossier, le montage — mandat, périmètre, canal — change cette exposition. C’est une conversation de dix minutes au début, ou un problème plus tard.

L’asymétrie

Les plateformes qui vous notent ne sont pas tenues par vos règles

Vous êtes soumis à la déontologie. Celui qui vous note ne l’est pas. C’est la principale raison pour laquelle les demandes fondées sur vos propres règles n’aboutissent presque jamais.

La Cour de cassation l’a jugé en 2017, dans l’affaire qui opposait le Conseil national des barreaux à l’éditeur d’un comparateur d’avocats : les règles déontologiques de la profession ne peuvent pas être opposées à des tiers qui lui sont étrangers. Sur le nom de domaine, en revanche, la Cour a retenu que l’usage d’une adresse évoquant le titre était de nature à créer une confusion dans l’esprit du public non averti.

Le levier utile n’est donc pas votre déontologie, c’est l’obligation de la plateforme elle-même. Sur renvoi, la cour d’appel a exigé de ces comparateurs qu’ils informent l’internaute des règles et des méthodes employées, l’information devant être loyale, claire et transparente. À quoi s’ajoutent, sur les avis, les obligations de droit commun — date de publication, date de l’expérience, critères de classement, existence d’une contrepartie — et le régime des faux avis, qui expose son auteur à deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende.

C’est sur ce terrain-là que l’on obtient des retraits : la violation par la plateforme de ses propres conditions, l’absence de transparence sur la méthode, l’atteinte aux données personnelles. Jamais en invoquant une règle qui ne s’applique qu’à vous.

Ce que nous traitons

Six situations que rencontre un avocat, et rarement seul

A

Un avis de client

Confirmer publiquement qu’une personne est votre client peut suffire à constituer un manquement. On travaille donc l’encadrement de l’avis, sa conformité aux conditions de la plateforme, et le poids relatif de ce qui l’entoure.

B

Une décision qui vous nomme

Décision disciplinaire, décision de justice où vous figurez comme conseil, publication d’un organe professionnel. Protection des données, occultation, déréférencement — et le calendrier de l’open data joue contre vous.

C

Un litige avec un confrère

Un différend entre professionnels laissé en ligne abîme les deux noms. La voie amiable et confraternelle produit ici de meilleurs résultats que la voie contentieuse, et plus vite.

D

Un contenu diffamatoire

Blog, forum, réseau social, ancien collaborateur. Le facteur décisif est le calendrier : la prescription est de trois mois et court depuis la première mise en ligne, non depuis sa découverte.

E

Des annuaires qui vous notent

Plateformes de mise en relation, comparateurs, classements. Ce qui est corrigeable relève de leurs conditions et de vos droits sur vos données, rarement de la négociation.

F

Ce que l’IA répond sur vous

Une IA interrogée sur votre nom cite un petit nombre de sources, et une décision publiée en fait partie. Quand elle affirme une chose fausse, on corrige la source. Comment nous procédons.

Les voies de droit

Ce qui est atteignable, et par quel chemin

  • Le déréférencement détache un contenu de votre nom dans le moteur sans le supprimer de son site d’origine. Il dépend de la plateforme et du droit applicable, et il se constate en quelques semaines quand il est obtenu.
  • La démarche auprès de l’éditeur obtient parfois une mise à jour, une rectification ou un droit de réponse là où la suppression est refusée. C’est souvent la voie la plus rapide et la moins visible.
  • L’action en diffamation suppose un écrit précis et une date. Trois mois depuis la première mise en ligne : passé ce délai, l’action est éteinte, quelle que soit la gravité des propos.
  • La protection des données ouvre des demandes que la liberté d’expression n’ouvre pas, notamment sur les décisions publiées et les informations relatives à la vie privée.
  • L’enfouissement reste la seule réponse quand aucune des voies précédentes n’est ouverte. Il produit ses effets entre le quatrième et le septième mois. Toute promesse plus rapide est une promesse qui ne sera pas tenue.

Nous ne rédigeons pas d’acte et nous ne plaidons pas. Quand un dossier relève du contentieux, nous travaillons avec l’avocat que vous désignez, ou nous vous en indiquons un.

Nous nous engageons sur des moyens, jamais sur un résultat. Un retrait dépend d’un éditeur, un déréférencement d’une plateforme, une occultation d’un juge. Aucun de ces acteurs n’est notre cocontractant — et aucun ne tient compte de l’urgence d’un cabinet.

Ce que nous ne faisons pas

  • Aucun avis rédigé ni sollicité pour vous. C’est le remède le plus proposé du marché, et celui qui vous expose le plus — une décision disciplinaire a déjà sanctionné un avocat dont les commentaires prétendument spontanés reprenaient les mêmes formulations.
  • Aucun contenu éditorial payé non signalé, aucun faux avocat, aucune comparaison avec un cabinet nommé.
  • Aucune démarche auprès de votre ordre ou de votre chambre en votre nom. Cette relation est la vôtre.

Ce que nous garantissons

  • Le périmètre déontologique établi d’abord, et écrit, avant toute proposition d’action.
  • Des dates de rendu et un compte rendu à date fixe, y compris de ce qui n’a pas abouti.
  • La confidentialité contractuelle sur chaque dossier. Nous ne citons aucun client, y compris dans une proposition adressée à quelqu’un d’autre.

Questions fréquentes

Mon nom est-il occulté dans les décisions mises en ligne ?

Non. L’article L. 111-13 du code de l’organisation judiciaire prévoit l’occultation des parties et des tiers, et une occultation conditionnelle des magistrats et des greffiers. Les avocats n’y figurent pas. Un amendement de juin 2026 a tenté de les y inclure : il est tombé, et l’article qui le portait a été supprimé en commission mixte paritaire en juillet 2026.

Puis-je faire supprimer un avis de client ?

Rarement par la suppression, souvent par autre chose. Un avis qui viole les conditions de la plateforme — propos injurieux, données identifiantes, faits relevant du secret — se signale utilement. Un avis simplement défavorable et sincère ne se supprime pas : ce qui change, c’est ce qui l’entoure.

Puis-je répondre publiquement à un client ?

C’est la question la plus délicate, et elle se tranche avant d’écrire. Confirmer publiquement qu’une personne est votre client peut suffire à constituer un manquement au secret. Une réponse existe presque toujours, mais sa rédaction relève de votre déontologie autant que de la communication.

Suis-je responsable de ce que fait mon agence ?

Oui, sur le secret. Le Règlement intérieur national impose de le faire respecter par toute personne qui coopère avec vous dans votre activité professionnelle, et précise que vous répondez des violations ainsi commises. C’est la raison pour laquelle le périmètre déontologique s’écrit avant la première action, et non après.

Nos échanges sont-ils couverts par le secret professionnel ?

Non, pas du seul fait que vous êtes avocat. Ils sont couverts par une confidentialité contractuelle, qui n’a pas la même force. Selon le dossier, le montage — mandat, périmètre, canal d’échange — modifie cette exposition. Il vaut mieux en parler au premier entretien.

Une décision disciplinaire peut-elle être déréférencée ?

Cela dépend de son support, de sa date et de la finalité de sa publication. Les demandes fondées sur la protection des données aboutissent plus souvent que celles fondées sur le préjudice, et l’ancienneté joue en votre faveur.

Peut-on faire retirer une notation sur un comparateur ?

Pas en invoquant votre déontologie : la Cour de cassation a jugé en 2017 que les règles de la profession ne sont pas opposables à des tiers qui lui sont étrangers. Le levier est ailleurs — les obligations de transparence de la plateforme sur ses méthodes, ses propres conditions, et vos droits sur vos données.

Combien de temps ai-je pour agir en diffamation ?

Trois mois à compter de la première mise en ligne, et non de la date où vous découvrez le contenu. C’est le délai le plus souvent laissé passer, et il est irrémédiable.

Travaillez-vous avec mon avocat ?

Oui, et c’est la configuration la plus efficace : il détient l’action, nous détenons l’exécution technique et éditoriale ainsi que la connaissance de ce que les plateformes acceptent réellement. Nous ne rédigeons pas d’acte et nous ne plaidons pas.

Combien coûte une intervention ?

Nous ne communiquons aucun montant avant d’avoir compris le périmètre et vérifié ce que votre déontologie autorise. L’entretien et l’audit sont gratuits et sans engagement.

Pour aller plus loin

Ce que nous publions sur l’e-réputation des avocats

Deux notes datées portent sur des points que le marché n’a pas relevés, et qui décident de la recevabilité d’une demande.

Qui intervient, avec quelle formation et quelles preuves vérifiables : le cabinet et ses quatre métiers.

L’audit est offert

Trente à quarante-cinq minutes pour qualifier l’objet du problème et le cadre déontologique applicable, puis un relevé écrit : ce qui sort sous votre nom et celui du cabinet, les décisions publiées qui vous nomment, ce qui peut être retiré, ce qui devra être enfoui, et ce que les IA répondent. Gratuit, confidentiel, sans engagement.

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