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Dirigeants · Entrepreneurs individuels · Sociétés radiées
Pappers et Societe.com ne produisent presque rien. Ils rediffusent le répertoire Sirene de l’INSEE et les annonces légales. C’est pourquoi la demande adressée au site échoue si souvent, et pourquoi la même demande adressée à l’INSEE peut aboutir en quarante-huit heures.
Demander à l’INSEE que vos données cessent d’être diffusées. La voie la plus rapide, et la moins connue.
Obtenir du site le retrait de données devenues inutiles, une fois la société radiée.
Saisir la CNIL quand le silence dépasse un mois, ou quand le refus n’est pas motivé.
Détacher la page de votre nom dans le moteur, quand elle reste légitimement en ligne.
Les bases se réalimentent à chaque formalité. Un résultat obtenu se défait sans contrôle.
Le mécanisme
Pappers, Societe.com, Manageo, Infogreffe, Verif, BFM Bourse, une trentaine d’autres : ce sont des rediffuseurs. Ils recopient le répertoire Sirene tenu par l’INSEE, les annonces du BODACC et les actes déposés aux greffes. Ils ne décident pas de ce qui est public.
Demander à l’un d’eux d’effacer une donnée qu’il recopie légalement d’une source publique, c’est demander à un catalogue de bibliothèque de retirer un livre qu’il ne possède pas. Même quand le retrait est accordé, la donnée revient à la synchronisation suivante, parce que la source, elle, n’a pas changé.
D’où la seule règle qui compte ici : on remonte à la source, puis on redescend. Et il y a deux sources distinctes, qui n’obéissent pas au même régime — le répertoire Sirene, sur lequel on peut agir, et les annonces légales, sur lesquelles on ne peut presque pas.
C’est ce partage qui explique la plupart des déceptions : une démarche parfaitement menée auprès de l’INSEE laisse intactes les annonces du BODACC, et l’on croit que la démarche a échoué alors qu’elle a produit exactement ce qu’elle pouvait produire.

Le premier geste
Toute unité inscrite au répertoire Sirene porte un statut de diffusion. Le faire passer en « non diffusible » retire vos données des fichiers que l’INSEE met à disposition — donc, mécaniquement, de ce que les rediffuseurs pourront publier ensuite.
La démarche se fait en ligne, par téléprocédure, avec une authentification FranceConnect. On indique le numéro SIREN à neuf chiffres et la date de naissance, puis on confirme la demande. Sont masqués le nom, les prénoms, le pseudonyme, l’enseigne, le nom commercial et l’adresse exacte au sein de la commune. La modification est effective sous quarante-huit heures.
La demande se fait par formulaire, en joignant deux pièces : un document établissant votre qualité de représentant légal — un extrait Kbis pour une société, le récépissé ou le formulaire de déclaration pour une association — et une copie de votre pièce d’identité. Le traitement prend un à deux mois.
Une fois le statut modifié, Pappers et Societe.com se mettent à jour dans un délai de sept à dix jours, au rythme de leur synchronisation. Si rien ne bouge au-delà, on leur écrit en rappelant la demande et sa date, pièce à l’appui : à ce stade la demande n’est plus une faveur, c’est le constat d’un décalage entre leur base et la source.
Le fondement de tout cela est l’article 21 du règlement général sur la protection des données : le droit d’opposition. Il ne s’agit pas d’effacer une donnée, il s’agit de s’opposer à sa diffusion.
Les limites
C’est la partie qui évite un mois perdu. Supprimer des informations personnelles sur Pappers et sur Societe.com ne veut pas dire faire disparaître tout ce qui porte votre nom.
Autrement dit, supprimer des informations personnelles sur Pappers au sens littéral n’existe pas plus qu’ailleurs. Ce qui existe, c’est réduire ce qui est diffusé, et détacher du nom ce qui doit rester en ligne. Le raisonnement est le même que pour supprimer son nom de Google.
La seconde voie
Quand la société est radiée, le rapport de force change : la transparence économique n’a plus d’objet, et le droit à l’effacement redevient invocable.
La demande s’adresse au formulaire dédié du site, avec trois pièces : une copie de votre pièce d’identité, un justificatif de radiation — avis de radiation, extrait mentionnant la radiation, ou jugement de clôture de liquidation — et une lettre motivée invoquant l’article 17 du règlement général sur la protection des données, le droit à l’effacement, au motif que les données ne sont plus nécessaires au regard de la finalité pour laquelle elles étaient diffusées.
Ce qui fait pencher la demande de votre côté : l’ancienneté des faits, la radiation effective, l’absence d’intérêt informationnel actuel, et le préjudice concret que vous pouvez décrire — une confusion professionnelle, un dossier bancaire refusé, une candidature écartée. Ce qui la fait pencher contre : une société active, une procédure collective récente, une notoriété qui rend l’information d’intérêt public.
Un point de méthode : on n’écrit qu’une fois. Une première demande mal motivée laisse une réponse écrite dans le dossier du responsable de traitement, et la seconde tentative s’y heurte. C’est la raison pour laquelle nous refusons parfois d’envoyer une demande que le client voudrait envoyer tout de suite.
La troisième voie
Le responsable de traitement dispose d’un mois pour répondre à votre demande. Passé ce délai, ou en cas de refus, la réclamation devant l’autorité de protection des données est ouverte, gratuite, et elle aboutit plus souvent qu’on ne le croit.
Le dossier tient sur trois démonstrations, dans cet ordre : l’atteinte concrète à votre vie privée ou à votre activité ; le caractère obsolète ou excessif de la donnée diffusée ; l’absence de base légale suffisante pour continuer à la diffuser sous cette forme.
La CNIL décrit sa procédure de réclamation et instruit les dossiers reçus. Ce que nous apportons à ce stade n’est pas un argument juridique inédit : c’est un dossier qui contient la chronologie, les demandes précédentes, les réponses obtenues, et la preuve datée de ce qui était affiché. C’est cette pièce-là qui manque à presque toutes les réclamations déposées seul.
Ce qui reste visible
C’est la question qui vient juste après, et elle est mal comprise : une fois l’état civil masqué, que reste-t-il de lisible sur qui détient quoi ?
Sur ce dernier point, une remarque de terrain : demander une rectification plutôt qu’une suppression change complètement le taux d’acceptation. Un site qui refuse d’effacer accepte presque toujours de corriger, parce que corriger sert son propre intérêt.
Les délais
D’où la question du premier appel : quelle est votre date ? Un dossier engagé six mois avant une levée de fonds n’a rien à voir avec le même dossier engagé trois semaines avant. Nous vous dirons dans les deux cas ce qui est atteignable, et dans le second ce qui ne l’est pas.
La méthode
L’ordre compte plus que les outils. Une demande déposée avant que la source ait été traitée est une demande qui sera défaite par la synchronisation suivante.
La frontière
Tout ce qui précède est gratuit et vous pouvez le mener vous-même : supprimer des informations personnelles sur Pappers ne requiert aucun prestataire dans la majorité des cas. C’est écrit ici pour cela, et si vous n’avez besoin de rien d’autre, cette page a rempli son office.
La distinction est nette et nous la tenons : une donnée de registre à faire masquer relève d’une démarche administrative. Un nom de dirigeant dont les premiers résultats sont devenus un problème relève d’un dossier, et c’est notre métier.
Nous nous engageons sur des moyens, jamais sur un résultat. Une non-diffusion dépend de l’INSEE, un effacement d’un éditeur de base, un déréférencement d’une plateforme, une réclamation d’une autorité. Aucun de ces acteurs n’est notre cocontractant.
En trois voies, dans cet ordre. La non-diffusion auprès de l’INSEE, qui agit sur la source du répertoire Sirene et se répercute chez les rediffuseurs en sept à dix jours. La demande d’effacement adressée au site lui-même, fondée sur l’article 17 du RGPD, qui aboutit surtout lorsque la société est radiée. Puis la réclamation devant la CNIL en cas de refus ou de silence au-delà d’un mois.
Quarante-huit heures pour la non-diffusion d’une entreprise individuelle, puis sept à dix jours pour que le site se resynchronise. Un à deux mois pour une personne morale. Une demande d’effacement adressée directement au site relève du délai légal d’un mois.
Oui, dans la mesure où il rediffuse des données publiques : le répertoire Sirene, les annonces légales, les actes déposés. C’est précisément pour cela qu’une demande adressée au site seul ne suffit pas. Ce qui se discute n’est pas la légalité de la diffusion, c’est votre droit de vous y opposer et l’utilité actuelle de la donnée.
C’est le cas le plus favorable. La radiation prive la diffusion de sa finalité, et le droit à l’effacement redevient invocable. Il faut joindre le justificatif de radiation, une pièce d’identité, et une lettre qui rattache expressément la demande à l’article 17 du RGPD.
Non. Ce sont trois régimes distincts. La confidentialité des comptes se demande au greffe au moment du dépôt, et n’est ouverte qu’à certaines tailles d’entreprise. Les annonces du BODACC restent publiques. La non-diffusion Sirene ne porte que sur les données du répertoire.
Pas pour la non-diffusion d’une entreprise individuelle : c’est une téléprocédure de vingt minutes et nous vous le disons. Un accompagnement se justifie quand une demande a déjà été refusée, quand une échéance contraint, ou quand le problème dépasse la fiche d’entreprise et porte sur ce que les résultats disent de votre nom.
Nous ne communiquons aucun montant avant d’avoir compris le périmètre : le nombre de sources, l’état des demandes déjà faites, et la date qui vous contraint. Un chiffre annoncé avant l’analyse est un chiffre qui sera révisé. L’entretien et l’audit sont offerts, confidentiels et sans engagement.
Pour aller plus loin. Une fiche de registre remonte rarement seule : elle vient souvent avec un article de presse et se retrouve dans ce que les IA répondent sous votre nom. Qui intervient sur le dossier : le cabinet et ses quatre métiers.
La première chose que nous vous dirons est gratuite. Si vous exercez en entreprise individuelle, votre nom et votre adresse sont les données du répertoire Sirene : une demande de non-diffusion suffit, elle ne coûte rien, et elle est traitée en quarante-huit heures. Nous vous indiquons la téléprocédure pendant l’entretien. La facturer reviendrait à vous faire payer vingt minutes de votre propre temps.
Si vous dirigez une société, la même démarche ne fera rien pour votre nom. L’Insee ne diffuse jamais l’identité des dirigeants de personnes morales, même sans opposition : votre nom apparaît parce qu’il figure au registre du commerce et dans les actes déposés au greffe. Autre source, autre fondement, délais en mois — et une fiche masquée pendant que les reprises subsistent ne change rien à ce que Google affiche.
C’est là que se situe notre travail, et la question est plus large que la fiche : ce qui sort aujourd’hui quand on tape votre nom, ce qui peut être retiré, ce qui devra être enfoui, et ce que les IA répondent en s’appuyant sur ces registres. Trente à quarante-cinq minutes suffisent pour le savoir, et l’entretien est offert.
Supprimer des informations personnelles sur Pappers commence par savoir d’où elles viennent. Trente à quarante-cinq minutes pour identifier la source réelle de chaque donnée diffusée, puis un relevé écrit et daté : ce qui sort aujourd’hui, sous quel régime, ce qui peut être masqué, ce qui devra être rectifié ou déréférencé, et dans quel ordre. Si la seule démarche utile est gratuite, nous vous le dirons dans l’entretien.