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World-Check · Cabinet Laudans · Paris
Un virement bloqué, une entrée en relation qui n’aboutit pas, un compte fermé sans motif. Derrière, souvent, une fiche dans une base de criblage que votre banque interroge et que vous n’avez jamais vue. On peut y figurer sans avoir été condamné : l’éditeur écrit lui-même que la presse fait partie de ses sources.
Le mécanisme
World-Check est une base de criblage éditée par LSEG. Les banques, les assureurs, les cabinets et les plateformes l’interrogent au moment d’entrer en relation, puis à intervalles réguliers.
Elle n’est pas publique. Vous ne pouvez pas y chercher votre nom, et l’établissement qui vous refuse n’est pas tenu de vous dire ce qu’il y a lu — dans certains cas, la réglementation lui interdit même de vous en parler. C’est ce qui rend ces dossiers si difficiles à comprendre de l’intérieur : la décision est motivée par une pièce que personne ne vous montre.
D’où le premier geste, qui n’est pas juridique mais documentaire : obtenir la fiche. Tant qu’on ne sait pas ce qu’elle dit ni d’où elle le tient, toute démarche est une conjecture.

Ce que personne n’écrit
C’est le point décisif, et il ne vient pas de nous : il est écrit dans la documentation produit de l’éditeur.
La fiche des « Special Interest Categories » déclare trois familles de sources : les listes officielles — sanctions, surveillance, autorités, services répressifs —, du contenu structuré sur les personnes politiquement exposées et leurs proches, et du contenu non structuré, décrit comme « news content » couvrant les médias, y compris la criminalité financière.
Et l’attribution des soixante et onze catégories — parmi lesquelles corruption, blanchiment, fraude, lien avec des sanctions, cybercriminalité — repose sur une « combinaison d’IA, de traitement du langage naturel, d’apprentissage automatique, d’une taxonomie propre et d’une revue humaine ». La fiche est publique.
Conséquence pratique : un article de presse ancien, une mise en examen dont le non-lieu n’a jamais été repris, une homonymie, un titre mal lu par un automate suffisent à produire une catégorie que votre banquier lira comme un signal. Il n’y a besoin d’aucune condamnation, et souvent d’aucune erreur de personne — seulement d’un corpus de presse qui n’a pas été tenu à jour.
La méthode
Les deux premiers sont gratuits et vous pouvez les engager seul : nous vous montrons où ils se trouvent. Un prestataire qui vous les facturerait vous ferait payer votre propre courrier.
L’éditeur ouvre un droit d’accès par formulaire dédié, avec vérification d’identité, et annonce une réponse sous dix jours ouvrés. On y découvre les catégories retenues, et surtout les sources qui les ont produites. C’est la pièce qui manque à tous ces dossiers. La procédure est ici.
Une fiche inexacte, incomplète ou périmée se corrige : décision favorable non reprise, procédure classée, fonction quittée depuis des années, catégorie attribuée sur un article mal interprété. Le fondement est la protection des données, pas la diffamation, et l’éditeur annonce le même délai de dix jours ouvrés.
C’est notre part, et c’est celle qui manque partout ailleurs. Si la catégorie vient d’un article, corriger la fiche sans traiter l’article laisse la cause en place pour le prochain cycle d’alimentation. Actualisation auprès de l’éditeur de presse, déréférencement, enfouissement : c’est le métier décrit sur nos pages article de presse et nettoyage de réputation.
Une fiche corrigée chez l’éditeur ne l’est pas instantanément chez ses clients : chaque établissement recharge à son rythme. Le dossier n’est pas clos quand la correction est actée, il est clos quand elle est visible là où elle vous coûtait quelque chose.
Le lien que l’on ne fait pas
C’est la conséquence de ce qui précède, et elle change l’ordre des priorités.
Tant qu’on traite l’e-réputation comme une question d’image, on accepte de vivre avec un article ancien qui ne fait plus de bruit. Mais cet article n’a pas seulement une audience : il a des lecteurs automatiques. Il alimente une base de criblage, il nourrit ce qu’un modèle de langage répond à votre nom — nous l’avons documenté sur notre page réponse des IA — et il ressort le jour d’une entrée en relation, d’une levée de fonds, d’une nomination.
Un dirigeant, un professionnel réglementé ou une personnalité publique qui laisse dormir un dossier de presse ne prend pas un risque d’image. Il prend un risque d’accès : au crédit, au mandat, au compte.
Ce que nous engageons
Ni l’éditeur de la base, ni l’éditeur de presse, ni votre banque ne se commandent. Ce qui s’engage est la méthode, le calendrier et les pièces produites — jamais l’issue. Les délais annoncés par l’éditeur sont de dix jours ouvrés par demande ; le traitement d’un corpus de presse se compte en mois.
Quand l’information est exacte, actuelle et provient d’une liste officielle, le travail ne porte pas sur la disparition de la fiche mais sur son exactitude et sa proportion : la bonne catégorie, la bonne date, la mention de ce qui a suivi. C’est moins spectaculaire et c’est souvent ce qui débloque un dossier.
Pour le reste, le chemin n’est jamais le même deux fois — une homonymie ne se traite pas comme une procédure classée, et une catégorie produite par un automate ne se traite pas comme une inscription sur liste. C’est la fiche qui le dit, et c’est pour cette raison qu’on commence par elle. Dites-nous ce que votre banque a refusé et quand : il est rare que nous n’ayons rien à répondre.
Questions fréquentes
Personne ne peut vous le dire de l’extérieur : la base n’est pas consultable et aucun outil public ne l’interroge. La seule réponse fiable passe par le droit d’accès auprès de l’éditeur, avec vérification d’identité. C’est gratuit, et c’est la première chose que nous vous aidons à faire — y compris si vous vous arrêtez là.
L’éditeur annonce dix jours ouvrés par demande, accès comme rectification. Mais si la fiche s’appuie sur un article de presse, le délai réel est celui du traitement de cet article : quelques semaines quand l’éditeur accepte une actualisation, plusieurs mois quand il faut passer par le déréférencement et l’enfouissement.
C’est une hypothèse parmi d’autres, et elle est fréquente. Un établissement n’est pas tenu de motiver un refus d’entrée en relation, et la réglementation lui interdit parfois de vous en dire la raison. Obtenir votre fiche est le seul moyen de savoir si elle contient ce que vous soupçonnez.
Pas pour l’accès ni pour la rectification : ce sont des démarches de protection des données qu’un particulier engage seul. Si le dossier va au contentieux, oui, et nous travaillons alors avec le vôtre — Laudans n’est pas un cabinet d’avocats et ne plaide pas. Nous produisons les pièces et traitons les sources ; il conduit l’action.
Pas immédiatement. Chaque établissement recharge les données à son rythme, et certains conservent une copie interne du signalement d’origine. C’est pourquoi la correction chez l’éditeur ne clôt pas le dossier : il faut vérifier qu’elle est arrivée là où elle vous coûtait quelque chose, et parfois écrire à l’établissement lui-même.
Alors elle ne disparaîtra pas, et nous vous le dirons au premier entretien plutôt qu’au troisième mois. Reste ce qui se joue vraiment dans ces cas : la catégorie retenue, sa date, et la mention de ce qui a suivi. Une fiche exacte mais proportionnée ne produit pas les mêmes décisions qu’une fiche exacte et figée.
Trente à quarante-cinq minutes pour qualifier la situation : ce qui a été refusé et quand, ce que la presse dit encore de vous, et laquelle des quatre étapes s’applique. Puis un relevé écrit, daté, qui vous reste — que nous travaillions ensemble ou non.