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Note · 26 août 2026 · Marché
Nous avons lu les sites publics de treize agences de communication sensible et de contentieux, celles que l’on appelle quand une affaire sort. Le résultat intéressant n’est pas ce qu’elles promettent : c’est la liste, longue, de ce qu’aucune ne nomme.
Le relevé
Treize agences, relevé des 25 et 26 août 2026, à partir de leurs seules pages publiques. Aucun entretien, aucune source interne, aucune plaquette communiquée : ce qu’une agence écrit sur son propre site est déjà la meilleure indication de ce qu’elle sait faire.
Nous ne les nommons pas. Une note qui désigne des concurrents devient de la publicité comparative, et l’intérêt de ce relevé n’est pas dans les noms : il est dans les comptages. Le panel est communiqué sur demande, avec les citations correspondantes.
Une précaution de méthode, qui vaut correction par avance : dix-neuf adresses n’ont pas chargé, pour l’essentiel des liens de menu cassés sur les sites eux-mêmes. Les absences ci-dessous portent donc sur les pages effectivement lues, non sur l’intégralité de chaque site.
Les absences
Les chiffres se lisent sur treize. Zéro signifie que le mot n’apparaît sur aucun des sites lus.
Ce qui est dit, en revanche
Ce que ces agences écrivent est cohérent et souvent très bien écrit : maîtrise du récit médiatique, relations presse sous contrainte judiciaire, préparation des porte-parole, veille, cartographie des parties prenantes. Deux nomment les modèles de langage. Une décrit une pratique de défense numérique et de relations avec les algorithmes.
Onze sur treize nomment leur fondateur ou leur dirigeant. Le praticien nommé est donc la norme du haut de marché, et non une singularité : cela dit surtout qu’un dossier sensible ne se confie pas à une enseigne, mais à quelqu’un.
Plusieurs affichent des logos clients, et l’une nomme des affaires célèbres. C’est une preuve de puissance, et c’est aussi une information : une agence qui affiche ses clients ne peut pas prendre le dossier dont le nom ne doit jamais sortir.
L’interprétation
Il serait facile et faux de conclure à la négligence. Ces absences sont cohérentes avec le métier réel de ces agences, qui est le récit et la presse.
Faire monter une parole est un travail d’addition : on produit, on publie, on relaie, et rien ne dépend de l’accord d’un tiers. Faire descendre un contenu est un travail de soustraction sous contrainte : chaque retrait s’obtient d’un éditeur, d’un hébergeur, d’un moteur, parfois d’un juge, et chacun exige un fondement, une qualification et une preuve.
Les deux disciplines ne recrutent pas les mêmes personnes et ne rédigent pas les mêmes pièces. C’est pourquoi le vocabulaire de la procédure manque à des sites par ailleurs excellents : il n’y manque pas par pudeur, il n’y est pas parce que ce n’est pas le métier.
Ce que cela change
Notre propre périmètre, ses fondements et ses limites sont décrits sur la page réponse des IA, sur la page page Wikipédia et fiche d’entité, et pour les professions réglementées sur la page e-réputation des avocats.
Trente à quarante-cinq minutes pour qualifier l’objet du problème, puis un relevé écrit : ce qui sort sous votre nom, ce qui peut être retiré, ce qui devra être enfoui, et ce que les IA répondent. Gratuit, confidentiel, sans engagement.