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Note · 25 août 2026 · Open data
En juillet 2026, le Parlement a écarté l’occultation du nom des avocats dans l’open data des décisions de justice. La séquence tient en cinq semaines, elle est entièrement documentée, et elle n’a été relevée par presque personne.
Le texte
L’article L. 111-13 du code de l’organisation judiciaire dispose que « les nom et prénoms des personnes physiques mentionnées dans la décision, lorsqu’elles sont parties ou tiers, sont occultés préalablement à la mise à la disposition du public ».
Le même article ajoute une protection distincte pour deux catégories : les magistrats et les membres du greffe, dont les données d’identité ne peuvent faire l’objet d’une réutilisation « ayant pour objet ou pour effet d’évaluer, d’analyser, de comparer ou de prédire leurs pratiques professionnelles ».
Les avocats ne figurent nulle part dans le texte. Le client est anonymisé, le magistrat est protégé contre le profilage, le conseil apparaît en clair.
La séquence
Il ne s’agit donc pas d’un oubli en cours de correction, mais d’un arbitrage rendu. Reprendre le sujet demandera un autre véhicule législatif, et rien n’indique qu’il soit à l’ordre du jour.
La portée
L’ouverture ne s’arrête pas : Cour de cassation et Conseil d’État depuis 2021, juridictions civiles de 2022 à 2024, juridictions commerciales en 2025, conseils de prud’hommes en octobre 2026, matière pénale en 2027 et 2028.
Chaque décision où un avocat figure comme conseil devient une page publique, indexable, lue par les moteurs et par les modèles de langage. L’effet n’est pas une atteinte à la réputation au sens classique : c’est une association. Le nom du conseil devient un attribut de l’affaire, et l’affaire est souvent ce que le client voulait précisément voir disparaître.
Un moteur ne fait pas la différence entre défendre et être. Une IA non plus : interrogée sur un nom, elle répond avec les sources dont elle dispose, et une décision publiée en est une.
La suite
Le détail des voies et de leurs limites est sur notre page consacrée à l’e-réputation des avocats, et le traitement d’une décision de justice indexée a sa page propre.
Trente à quarante-cinq minutes, puis un relevé écrit : les décisions publiées qui vous nomment, ce qui peut être retiré, ce qui devra être enfoui, et ce que les IA répondent. Gratuit, confidentiel, sans engagement.